Que se passe-t-il
chez l'être humain après contact avec le VIH ?
Dans certains cas, la personne
ne s'infecte pas ! 2 explications possibles :
- le virus ne parvient pas à pénétrer dans les cellules cibles
- les défenses de l'organisme (système immunitaire) assurent l'élimination
totale du virus Cela ne signifie pas que la personne soit définitivement
protégée (lors de contacts futurs avec le virus) |
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Qu'est-ce que
le virus de l'immunodéficience humaine ?
Le VIH appartient au monde
du vivant mais, comme tout virus ne se développe et ne se reproduit
qu'à l'intérieur des cellules d'un hôte bien spécifique : l'être
humain |
Y-a-t-il un
ou plusieurs VIH ?
Il n'y a pas un VIH mais
des VIH, même si sous le microscope électronique tous les VIH se
ressemblent ! |
Qu'est-ce que
le système immunitaire ?
Le système immunitaire concourt
à la reconnaissance du soi et sert à reconnaitre et à se défendre
contre les intrus, par exemple les bactéries, les virus ou les parasites.
C'est un ensemble de cellules qui fait partie des globules blancs
(leucocytes). |
Quelles sont
les cibles du VIH ?
Ce sont des cellules du système
immunitaire.qui présentent à leur surface la molécule appelée CD4
: porte d'entrée du virus. |
Comment agit
le système immunitaire face au VIH ?
Dans la plupart des infections
virales, le système immunitaire assure la destruction et l'élimination
complète du virus (par exemple dans le cas des oreillons ou de la
rougeole). La personne devient "séropositive" pour ce virus (c'est-à-dire
qu'elle acquiert des anticorps dans son sérum contre ce virus) et
se trouve protégée par les anticorps qu'elle a produit.
Dans d'autres cas (rares), le système immunitaire est inefficace
contre le virus et l'individu meurt de l'infection (c'était le cas
de la variole avant l'existence de vaccins). Parfois, le système
immunitaire maintient le virus à l'état dormant (par exemple dans
les infections au virus herpès). Dans le cas du VIH, la réponse
immunitaire est insuffisante pour éliminer complètement le virus.
Elle co-existe avec une multiplication du virus dans l'organisme.
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Quelles sont
les retombées de ces connaissances pour les traitements ?
Les deux dernières années
ont vu des progrès considérables dans le traitement de l'infection
par le VIH. On peut maintenant espérer empêcher la multiplication
du virus de façon importante et durable chez les personnes porteuses
du VIH. |
Transmission
du VIH, quelle prévention ?
Comment se transmet le VIH dans les relations sexuelles ?
Toutes les souches du VIH connues
actuellement ne sont pas contagieuses dans les actes de la vie quotidienne.
Le VIH est transmissible dans des situations bien particulières
et bien identifiables : Embrasser sur la bouche, se caresser, se
masturber sont sans risques. Au cours des relations bucco-génitales,
le risque est faible mais non nul pour les deux partenaires. La
pénétration vaginale sans préservatif comporte un risque pour le
garçon et pour la fille. La pénétration anale sans préservatif est
encore plus risquée que la pénétration vaginale. Il n'y a évidemment
aucun risque de transmission du VIH dans toutes ces situations si
les 2 partenaires sont séronégatifs. Discuter avec son partenaire
et faire un test, fait parti de la prévention. La fidélité absolue,
réciproque et permanente constituent le moyen de prévention le plus
efficace. Encore faut-il s'y tenir ... La pilule, le diaphragme,
les crèmes spermicides, le coit interrompu ne protègent ni du VIH
ni des MST, seuls les préservatifs ont prouvé leur efficacité, à
condition d'être correctement utilisés, suffisamment lubrifiés et
utilisés à chaque rapport. |
Les préservatifs
sont-ils fiables ?
Tous les préservatifs en France sont contrôlés (norme
NF ) et ce quelque soit le mode de distributions (pharmacies, grandes
surfaces, distributeurs, vente par correspondance...) |
Comment utiliser
un préservatif ?
Ouvrir le sachet avec les doigts
(pas avec les dents ou les ongles) dérouler complètement le préservatif
sur la verge en érection en pinçant l'extrémité du préservatif entre
le pouce et l'index pour en chasser l'air. lubrifier les préservatifs
(s'il ne le sont pas) avec un lubrifiant soluble dans l'eau (jamais
avec de la vaseline ou avec un corps huileux) maintenir le préservatif
à la base de la verge au moment du retrait utiliser un nouveau préservatif
à chaque rapport vérifier que l'emballage est intact et que la date
de péremption n'est pas dépassée. |
Choisir son
préservatif selon quels critères ?
La taille courante est adaptée
aux différentes morphologies, néanmoins, il existe un préservatif
"King size". L'épaisseur du préservatif varie de 0,02 à 0,08 mm
et est adaptée aux différentes pratiques. Le préservatif protège
non seulement du VIH mais aussi d'autres MST dont certaines peuvent
à long terme entraîner des stérilités définitives chez les garçons
et les filles. Bien utilisé, le préservatif est également un contraceptif.
La pilule contraceptive, le stérilet, le diaphragme, les spermicides
ne protègent ni du VIH, ni des autres MST. |
Peut-on attraper
le VIH en donnant son sang ?
Le risque pour celui qui donne
son sang est nul et l'a toujours été. Un risque a existé pour ceux
qui ont reçu du sang essentiellement avant août 1985, date depuis
laquelle le sang est systématiquement contrôlé. Il est conseillé
aux personnes ayant subi une transfusion avant cette période, de
prendre contact avec leur médecin ou un centre de dépistage. |
Quels risques
pour les usagers de drogue ?
La transmission du VIH chez les
usagers de drogue peut se faire par utilisation d'une seringue souillée.
C'est la présence du sang contaminé dans les seringues, les aiguilles
ou le matériel d'injection et non la drogue qui transmet le VIH.
Par ailleurs, l'usage de drogue et d'alcool peut diminuer la vigilance
et faire ainsi oublier l'usage du préservatif ou faciliter une relation
sexuelle qui n'aurait pas eu lieu autrement. |
Une femme enceinte
séropositive transmet-elle le VIH à son enfant ?
Si une femme séropositive ne suit pas de traitement,
le risque de transmission du VIH à son enfant est de 15 à 25% suivant
les cas. Le taux de transmission du VIH peut devenir inférieur à
5% si elle reçoit des traitements antiviraux durant la grossesse.
Le VIH est transmis au dernier trimestre de la grossesse, pendant
l'accouchement ou par le lait maternel, c'est pourquoi il est déconseillé
aux femmes séropositives d'allaiter leur bébé. |
Les tests de dépistage du VIH
Les progrès réalisés dans
le traitement avec, en particulier, les multi-thérapies anti-VIH,
bouleversent les enjeux des pratiques de dépistage. L'enjeu est
de parvenir à l'accès aux soins de toutes les personnes séropositives
pour qu'elles puissent bénéficier des meilleurs traitements, au
meilleur moment. |
| Source
: CRIPS Ile-de-France, cité
des Sciences et de l'Industrie- Paris - La Villette ; 1996 http://www.crips.asso.fr
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